Assistance au suicide: les cas qui font débat

On m'a interviewée récemment sur un sujet controversé, dont je vous avais déjà parlé il y a quelques temps. Alors comme d'habitude, un extrait et le lien. Le voici:


"Ils ont 75, 80, 85 ans et sont fatigués de souffrir. Pas d’un cancer en phase terminale. Mais d’arthrose, de cécité, de problèmes de mobilité, d’incontinence… Une série de maladies de vieillesse, pas mortelles mais incurables, et qui, s’accumulant les unes aux autres, rendent leur existence insupportable sans espoir d’amélioration. Ces aînés-là, et c’est nouveau, sont de plus en plus nombreux à mettre fin à leurs jours via les organisations d’aide au suicide."

Des situations difficiles, où l'assistance au suicide est autorisée par la loi mais n'est pas soutenue par un consensus comme c'est largement le cas dans les situations de fin de vie. Et qui du coup posent aussi la question de qui doit pouvoir juger d'une motivation de demande d'assistance au suicide, dès lors que la personne principalement concernée est capable de discernement et fait ce que l'on va appeler un 'suicide rationnel'. Et bien sûr aussi la question des conditions dans lesquelles de telles décisions sont prises. Et si je suis seule? Et si je dois lutter pour ma survie matérielle et cesse d'en avoir la force? Et si j'avais des raisons de penser que ma survie devient problématique pour des personnes que j'aime? Des questions que la situation légale suisse va maintenir à l'agenda des discussions encore longtemps, sans doute. Et où s'entrecroisent nos choix individuels, et toute une série de choix sociaux sur les circonstances dans lesquelles se déploient nos vies...

Vous, vous en pensez quoi?


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour !

Je pense que la question des conditions de vie est très importante: que ces conditions soient une à une revues et améliorées, ce qui , on l'espère , changera peut-être sa décision. Malheureusement, certaines conditions, notamment matérielles !(vous les citez), ne sont pas facilement adaptables, et de moins en moins si l'on diminue les prestation sociales.
Par analogie, on peut citer le cas des personnes requérantes d'asile, dont on supprime de plus en plus certaines prestations, qui vivent longtemps avec la crainte du retour, et qui doivent, selon les médecins traitants, de plus en plus être soignées avec des anti-dépresseurs, anti-anxiolitiques, etc... Ces médicaments (tout comme l'ultime solution du suicide) pourraient ne pas être utilisés si les conditions étaient différentes.

Geneviève

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