'Faites en sorte, en construisant une théorie morale ou en projetant un idéal moral, que le caractère, la méthode de décision, et l'action prescrites soient possibles, ou perçues comme telles, pour des êtres comme nous.' ('principe de réalisme psychologique minimal', Owen Flanagan, 1991)
Vouloir séparer l'éthique de ce que l'on appelle en général 'la nature humaine', est illusoire. Et du coup cela pose une série de questions très intéressantes. Ces questions, les neurosciences se les posent de plus en plus concernant, justement, notre raisonnement moral.
Le cycle de conférences 'L'éthique, c'est tout naturel', organisé par le Centre de bioéthique et sciences humaines en médecine de Genève, se poursuit autour de cette interface entre ce que l'on apprend dans les neurosciences sur comment des être comme nous raisonnent, vivent des émotions, expriment des jugements moraux, et ce que peuvent en dire des philosophes sur un éventuel impact en philosophie morale et politique.
La prochaine conférence, c'est le 18 novembre. Elle sera intitulée 'Lire les émotions dans le cerveau', et sera donnée par le Professeur Patrik Vuilleumier. Coup d'envoi à 18h30 au Centre médical universitaire. Venez nombreux!
Lire les émotions dans le cerveau
Ma santé, ta santé
La santé, affaire collective ou affaire privée? Les maladies infectieuses nous montrent à quel point cette question est simpliste. Vouloir protéger sa santé tout seul est illusoire. Et pas seulement durant les épidémies. En Suisse, la discussion sur les soignants qui refusent de se faire vacciner montre à quel point cette question est difficile. Aux États-Unis, le passage de la réforme d'Obama devant le congrès (avec à peine 2 voix de marge) a sans doute dû quelque chose à l'arrivée, justement cette année, de la grippe H1N1.
Personnelle ou collective, la grippe? On en parle évidemment beaucoup autour de la question de la vaccination. Car oui, s'agissant de maladies infectieuses contre lesquelles un vaccin existe, le choix de les attraper (ou du moins d'en prendre le risque, c'est normalement cela qu'on veut dire), est individuel. Mais en même temps il ne l'est pas entièrement. Car, malade, on est également contagieux. Alors oui, la grippe ce n'est pas aussi grave que la variole. Du moins pas pour tout le monde. Mais c'est suffisamment grave pour certaines personnes pour que l'argument individuel ne soit pas tout seul à bords. Si l'on vit, ou travaille, dans l'entourage de personnes particulièrement à risque, mettre son choix individuel devant leur sécurité, et de surcroit sans leur donner leur mot à dire, et bien cela peut être difficile à justifier. L'OFSP a mis en ligne un test ici pour savoir si c'est le cas ou non. Cela ne concerne pas tout le monde: si on n'a personne de tel dans son entourage, effectivement il n'y a aucun problème. Mais cela concerne bien sûr les soignants.
Même pour les soignants, cela dit, cela ne concerne pas que la vaccination. L'enjeu ici est leur responsabilité professionnelle de protéger les personnes malades, et vulnérables à la grippe. Si la vaccination était la seule manière de faire ça, alors oui, il serait irresponsable de leur part d'accepter de continuer à travailler avec ces personnes sans être vaccinés. Dès lors que d'autres moyens existent, cela dit, la donne change. A Genève, on leur offre comme alternative le port du masque. Une autre manière de prendre au sérieux leur responsabilités, et de rassurer au passage les personnes dont ils s'occupent durant l'épidémie. Stigmatisant? J'ai donné récemment à ce sujet une présentation que les personnes intéressées trouveront ici. La version courte: le port du masque n'est pas plus stigmatisant que le T-shirt arboré par Mandela pour combattre la stigmatisation des victimes du VIH. C'est un signe visible, oui, mais qui ne signale pas l'opprobre. Puisqu'il vise à protéger les malades, ce serait même plutôt le signe d'un comportement admirable...
Le coeur d'un autre
Comme ce blog est lu par des personnes qui peuvent être intéressées, et que certaines (certaines!) ne vivent pas trop loin, je continue de vous annoncer les colloques de l'Institut d'éthique biomédicale où je travaille. Le prochain aura lieu le lundi 9 novembre, et il sera question des questions philosophiques de l'identité confrontées à la greffe d'organes.
Faire vivre un autre grâce à une part de soi qui nous survit, peut-être que ça dépasse l'entendement. Vivre grâce à cet organe, grâce à une part d'une autre personne qui lui survit en nous, sans doute aussi...Intrus, miracle, objet dans un très beau film de la poursuite de l'amour maternel, dans un autre des soucis inachevés du donneur, un organe greffé, confié, n'est pas tout à fait une partie du corps comme une autre.
Ce colloque offrira un exemple de ce que la réalité de la médecine peut offrir à la philosophie. Ça aura lieu le lundi 9 octobre 2009, de 12h30 à 13h45. C'est aux Hôpitaux Universitaires de Genève, c'est-à-dire ici. Montez au 6e étage, c'est la salle 6-758 (6ème étage Bât. Principal – Médecine Interne - Bibliothèque).
L'orateur sera:
Simone Romagnoli, philosophe
Il donnera une conférence intitulée:
Voici le résumé qu'il a donné:
Le concept d’identité personnelle occupe une place de choix dans la tradition philosophique occidentale et tout particulièrement dans les débats contemporains. À l’intérieur de ces débats, le thème de la greffe d’organes – notamment la transplantation hypothétique de cerveau – est utilisé pour défendre ou critiquer une certaine conception de l’identité personnelle. La question qui sera abordée dans le cadre de ce colloque concerne l’impossibilité pour ces conceptions philosophiques de répondre aux défis soulevés par la transplantation réelle d’organes. Devrions-nous adopter un nouveau concept?
Cette conférence est ouverte à toute personne intéressée. Vous en êtes? Alors à tout bientôt!
Le mélange explosif du religieux et du politique
La votation sur les minarets en Suisse comporte le risque d'un malentendu fondamental. Car elle mélange deux enjeux qui sont en fait très différents.
Le premier: l'ambivalence d'un grand nombre de personnes envers l'islam. On voit dans nos sociétés pluralistes, en lisant la presse et en regardant autour de soi, à la fois des personnes musulmanes qui vivent leur religion tranquillement de manière privée, et des personnes (elle sont plus présentes dans les journaux) dont l'intégrisme fait peur.
Le second: la place que nous voulons donner à la religion dans nos institutions et notre espace publique. Et en fait, le véritable enjeu est celui-ci et non le précédent.
La confusion entre ces deux enjeux est vite faite. D'autant plus qu'il y a actuellement plus d'exemples de pays musulmans théocratiques que d'exemples chrétiens. Il y a même une tentative, très critiquée, d'introduire une motion religieuse (l'interdiction du blasphème) dans la réglementation internationale.
Mais aussi facile soit-elle, cette confusion, il est pourtant crucial de l'éviter. Les tentatives d'immiscer le religieux dans le politique ne sont pas l'apanage de l'islam. La 'droite chrétienne' américaine en est un autre exemple. A l'inverse même si l'on décrit parfois la tolérance dans nos régions comme 'le fond de valeurs chrétiennes qui soutient le pacte démocratique', c'est une interprétation à laquelle les victimes de certaines guerres des siècles passés auraient eu du mal à souscrire. La tolérance, qui semble tout au moins ne pas avoir accompagné le christianisme depuis ses début dirons-nous, est avant tout une valeur humaine. Pragmatique presqu'autant qu'éthique. Fondée sur l'idée fort simple qu'il est meilleur dans un groupe humain de ne se point entretuer. Valeur humaine, elle peut comme bien d'autres être plus ou moins présente, quelle(s) que soit la ou les religions d'un groupe donné. Cette question n'est donc pas véritablement 'affaire de religion'; c'est une affaire émminemment citoyenne.
Combien de place des citoyens, donc, devraient-il donner au religieux dans la vie publique? Même si la réponse en Suisse sera forcément moins que la réponse en Iran ou encore aux Etats-Unis, il demeure souvent dans bien des pays une certaine ambivalence. Certains points, il est vrai, sont clairs pour tout le monde (on ne doit pas brûler les 'hérétiques'). D'autres, comme par exemple des questions touchant à l'avortement, la recherche avec les cellules souches, le maintien de mesures de nutrition artificielle en fin de vie, les campagnes de prévention du VIH, semble l'être nettement moins. Mais il faut alors à chaque fois se poser la question suivante: même si l'on reconnait l'importance de leur foi pour des individus, combien de contrainte doit pouvoir exercer, au nom de sa foi, une personne religieuse sur une personne qui ne partage pas sa croyance? La réponse est en général aucune. Et cela change la forme du débat.
Ne pas donner de place excessive au religieux dans le politique est l'enjeu principal de cette votation. Cela signifie qu'elle n'a en fait rien à voir avec un degré d'approbation ou de désapprobation d'une religion plutôt qu'une autre. Même si on est heureux de lire que les communautés chrétiennes de Turquie semblent pratiquer librement, donc, il faut bien se rendre compte que là n'est pas la question. Si ce n'était pas le cas, ce serait un signe que la religion est mélangée à la politique en Turquie...Et bien sûr ce ne serait pas un modèle à suivre. A aucun prix nous ne devons vouloir de cette structure sociale: l'Europe -et la Suisse- ont déjà payé au prix fort les dangers de ce mélange des genres.
Ce serait donc véritablement une catastrophe si l'initiative anti-minarets faisait un bon score. C'est d'autant plus important de le répéter que nos sociétés se trouvent dans ce qui ressemble bien à un tournant. Lors du sondage Eurobaromètre de 2005, seule 48% de la population suisse avait répondu qu'ils 'croyaient qu'il existe un Dieu'. Une minorité, donc. C'est très important que ce virage, s'il s'opère, se fasse sans remettre en question la liberté de croyance. Même si être incroyant, sceptique, agnostique, athée, ne va pas automatiquement de pair avec un souhait de voir le phénomène religieux régresser, ou devenir moins visible, certains sans doute le souhaitent. Mais penser que l'initiative de dimanche irait dans ce sens est un leurre. Le dessin de Mix et Remix qui illustre ce message exprime très bien (comme d'habitude d'ailleurs) le danger que pourrait représenter une 'alliance paradoxale' des laïques et des fondamentalistes.
Si vous faites partie des 10-20% de Suisses qui se déclarent athées ou agnostiques (le groupe dont la croissance est actuellement la plus rapide), ou de la proportion plus grande qui n'a simplement pas de croyance religieuse, ou ne s'est jamais sérieusement posé la question, il vous faut bien sûr voter contre cette initiative. Car plus que deux visions religieuses différentes, c'est bel et bien deux visions différentes de la place de la religion dans la politique qui sont à contraster. Ne nous leurrons pas. L'initiative contre les minarets a été lancée par ce que l'on a appelé 'la droite religieuse suisse'. En ciblant l'islam, elle revient en fait à promouvoir la primauté du christianisme. C'est accepter un des ingrédient d'une religion d'état. Un pas que les dirigeants des théocraties du monde ne renieraient sans doute pas.
Un très très mauvais anniversaire...
Les commémorations se suivent et ne se ressemblent pas! Aujourd'hui, ce serait plutôt le contraire d'hier. Un très très mauvais anniversaire. Qu'on évitera soigneusement de souhaiter à qui que ce soit. Surtout aux médecins, aux habitants de Genève, aux membres de l'église unitarienne, aux amateurs de livres anciens, et en général à toutes les personnes qui préfèrent ne pas vivre en théocratie.
Le lien dans tout ça?
Il y a tout juste 456 ans aujourd'hui, le 27 octobre 1553, Michel Servet brûlait sur la colline de Champel.
C'est-à-dire pas loin de l'endroit d'où je vous écris.
Ce n'était pas n'importe qui, Michel Servet. Il est une des figures majeures de l'église unitarienne, et il a surtout été le premier à décrire la circulation pulmonaire du sang. Plusieurs décennies avant Harvey, à qui l'on attribue habituellement ça. Servet a depuis son procès une autre cause de célébrité, racontée dans un très beau roman: c'est l'auteur d'un des livres les plus rares du monde. Forcément me direz-vous: on en a condamné aux flammes tous les exemplaires en même temps que lui.
De quoi finir sur le bûcher, tout ça? Bon, aujourd'hui j'ose espérer que la réponse serait de toute manière non, quoiqu'il ait fait! Mais à l'époque, il rend Calvin furieux par son point de vue sur la trinité. OK, ça nous parait carrément très étrange que la trinité puisse avoir eu une importance pareille. Aujourd'hui on en fait des sketch! Mais à l'époque ça soulevait les passions. Calvin jure de ne pas laisser Servet vivre, et arrivera à ses fins en octobre 1553. Il sera brûlé vif. Littéralement. C'est-à-dire qu'il n'a pas été, comme c'était souvent le cas, étranglé auparavant.
Comme aurait dit Fenelon, 'nous sortons à peine d'une étonnante barbarie'.
Cette barbarie de Calvin, elle laisse encore quelques traces jusqu'au 20e siècle. Genève a depuis 1903 un monument à la mémoire de Michel Servet, mais il fut inauguré dans un lieu discret, a ce qu'il semble pour éviter de devoir en autoriser un plus visible, et son texte prend la défense de Calvin. On sent la gène. Nettement. Servet a sa rue et c'est à Genève...l'adresse de la Faculté de médecine. Mais la commémoration de sa mort ressemble à son monument: discrète.
C'est dommage. On aurait pu en faire l'occasion de rappeler que, oui, faire brûler quelqu'un pour un avis divergent sur la nature du Christ, dans la biographie d'une personne dont on célèbre encore la naissance 500 ans plus tard, ça fait tache.
On aurait aussi pu rappeler, surtout, qu'il est encore des lieux où l'on aimerait beaucoup, mais alors beaucoup, avoir le droit de reléguer le danger d'être condamné pour hérésie, ou pour apostasie, ou encore d'être assassiné au nom d'une idée, aux tiroirs de l'histoire...
Un très très bon anniversaire!
Ci-contre, 'Joyeux anniversaire' en chinois. Petit clin d'œil à la langue la plus parlée de l'humanité. Car aujourd'hui est un anniversaire qu'il faudrait pouvoir souhaiter dans toutes les langues. A tout le monde. Et surtout aux millions de personnes qui, ces derniers 32 ans, ne sont pas mortes de la variole.
Le 26 octobre 1977 on a diagnostiqué la variole pour la toute dernière fois.
La dernière victime, heureusement a survécu. Mais la mortalité de la variole pouvait être redoutable. Cette maladie, qui nous suivait vraisemblablement depuis avant l'invention de l'écriture, a profondément marqué notre histoire. Elle toucha Mozart, Beethoven, Washington, Lincoln, Elizabeth I; et qui sait combien de personnes qui auraient pu être comparables elle tua dans l'enfance. Arrivée en Amérique avec les Européens, la variole est meurtrière: 90-95% des morts parmi les populations indigènes lui seraient dus. Certains de mes ancêtres ont ainsi vu plus ou moins tout le monde mourir autour d'eux. Certains des vôtres aussi: ce n'est 'que' une question de chronologie, car aucune région du monde n'a été épargnée.
Et maintenant, eh bien cette maladie n'existe plus. Son éradication (attention, image impressionnante), un effort immense de solidarité globale et de santé publique, est sans aucun doute un des grands événements du 20e siècle. Vous avez vu l'image sur ce dernier lien? Voilà, après coup c'est tout simple: aujourd'hui, nous n'avons plus à craindre ça pour nos enfants. Mais quelle prouesse que de réussir ça.
Et comment, justement, a-t-on réussi ça? La vaccination. A l'heure où la désinformation fait rage contre elle, ça méritait d'être rappelé, non?
Le créationnisme européen
Si la science, la religion, la biologie, le créationnisme, et même l'éthique (ça fait beaucoup) vous intéresse, allez vite écouter le ballado de Scepticisme scientifique, où Jean-Michel Abrassart interview cette semaine Antoine Vekris, alias OldCola.
Non, je ne vais pas vous le résumer: allez-y voir.
Bon, OK, je craque pour deux points que je vous résume quand même. Tout d'abords, le créationnisme n'est plus rangé bien tranquillement au delà de l'Atlantique. Tiens: en 2007, l'enseignement de la création biblique sur le même plan que l'évolution, dans un cours de biologie, a été corrigée in extremis avant la diffusion d'un manuel scolaire...bernois.
Le deuxième point est bien sûr éthique. Le discours actuellement le plus courant sur la science et la religion est le Non-Overlapping Magisteria (NOMA). L'idée que l'approche scientifique et la foi religieuse sont parfaitement compatibles car la science s'occupe de décrire le monde, et la foi s'occupe de 'questions de sens et de valeurs morales'. Laissons pour le moment le sens de côté, pas que ce soit sans importance, mais ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui. Concernant les valeurs morales, la doctrine du NOMA est simplement inexacte. Le domaine moral ne dépend pas des religions. Un 'détail' que, soit dit en passant, Platon avait déjà vu il y a pas mal de temps. Dans l'Euthyphron, il met en scène Socrate posant la question suivante:
'Une action est-elle bonne parce que les dieux l'ordonnent?
Ou bien les dieux l'ordonnent-ils parce qu'elle est bonne?'
Euthyphron commence par choisir la première option. Une action est bonne parce que les dieux l'ordonnent. Mais alors il faudrait, se voit-il rétorquer, obéir aux dieux même s'ils nous ordonnaient une chose ignoble? Pour prendre un exemple chrétien, quand avez-vous pour la dernière fois lapidé un membre de votre famille qui aurait eu une autre religion ? Pour citer un commentaire sans doute apocryphe : à cette époque, Notre Seigneur était encore bien jeune… Lorsqu’on lit un texte sacré pour y trouver des fondements moraux, on fait des choix, et c'est parfaitement légitimes.
C'est donc que les dieux ordonnent une action parce qu'elle est bonne, poursuit Euthyphron. Mais alors, poursuit Socrate, il y a quelque chose que les dieux reconnaissent dans une action, qui la rend bonne, et qui ne dépend pas d'eux...! Du coup, si nous sommes capables de faire des distinction entre les bons et les moins bons commandements divins, c’est que nous avons forcément nous aussi une source de jugement moral différente de la religion.
CQFD
Que le domaine moral ne dépende pas du domaine religieux doit nous soulager. Heureusement! Car si notre faculté morale dépendait de nos religions, notre éthique dépendrait ... de leur vérité. Vu le nombre d'énoncés religieux qui ont été falsifiés par la démarche scientifique au cours des siècles, on sera alors dans de beaux draps. Même les personnes croyantes, au fond, ne tirent pas leur éthique de leur foi. Si vous en êtes, posez-vous la question d'Euthyphron et vous verrez. Peut-être que vous associez votre foi et vos valeurs morales. Peut-être pensez-vous que Dieu vous surveille, peut-être vous aide. Mais tout cela est très différent.
Le rapport avec l'image? Elle montre à quel point c'est absurde de vouloir enseigner des 'théories' mythologiques sur le même plan que la vrai vie, comme souhaitent le faire les tenants du créationnisme et du 'dessein intelligent'. Mais donnerait-on le même statut à la 'théorie de la cigogne' dans un cours d'éducation sexuelle? The Onion, un des meilleurs journaux satiriques de la toile, a fait quelque chose de similaire avec une pseudo-théorie de la 'chute intelligente' comme alternative à la gravité. J'aime bien aussi le petit côté girl power de cette image. Mais si vous êtes une lectrice féministe et que vous trouvez que c'est trop objectifiant, que cette image est un reflet de détournement d'image des femmes, plutôt que d'humour et de confiance, voici une chanson pour me faire pardonner. Elle risque bien de plaire aux autres aussi, au fait...